Attention piétons …

13 avril 2009 par J. REVY | 7 Commentaires | 825 vues

Nous avons réalisé un petit film sur les conditions de circulation des piétons à Venelles. Si dans le centre ville, la situation est globalement satisfaisante, et l’accès au parc des sports a fait l’objet récemment d’un aménagement de qualité, il n’en est pas de même dans les quartiers périphériques.

Ce film ne veut pas être un inventaire exhaustif de tous les problèmes, rencontrés dans ce domaine sur la commune, (les problèmes que nous avons relevés se rencontrent également dans d’autres quartiers) il a seulement comme objectif d’attirer l’attention de nos élus sur ce problème.

Si nous souhaitons développer dans notre commune les déplacements alternatifs (donc ceux à pied entre autre), il est nécessaire de mettre en place des infrastructures de qualité.

Nous pensons qu’il serait souhaitable de mettre en place une commission municipale mixte (élus, techniciens, représentants des citoyens) afin de faire un diagnostic global préalable de déterminer des priorités ainsi qu’un plan d’action. Qu’en pensez-vous ?

Pour aller plus loin, voir également le guide pour l’aménagement des voiries et des espaces publics accessibles.

7 Réponses pour “ Attention piétons … ”

  1. BOUILLET Claude le 27 avril 2009 à 22:31

    Politique ! Ainsi la mot est évoqué. Faut-il nécessairement l’associer à combat? Certes les joutes auxquelles nous assistons trop souvent nous inclinent vers cette vision des choses. Ces joutes en ont galvaudé le sens. Le spectacle trop souvent lamentable donné par des acteurs qui ont choisi d’en faire carrière en ont banni le terme. Alors redonnons à ce terme ses titres de noblesse.
    Politique: adjectif tiré du grec Politikos, de polis et ville. Dans sa définition la politique est la gestion de la cité. Toute société a besoin de règles de vie communautaire, il est donc nécessaire que dans cette société des gens soient affectés à la gestion de ces règles. Ce qui à mon sens est critiquable est d’en faire carrière, ce qui incite aux dérives.
    Y a-t-il incompatibilité entre mouvement (terme préféré à combat) associatif et mouvement politique ? Pas forcement à mon avis. L’un et l’autre ont un rôle à jouer dans la société. Souvent l’un est acteur, l’autre observateur. L’un agit, l’autre critique ou suggère et cela peut se faire de manière constructive.
    Je crois me souvenir que dans le sigle de AVEC le C est mis pour citoyen (homme de la cité pourvu de ses devoirs et de ses droits civils et politiques)
    Pour revenir à mon commentaire, j’ai mis en cause les décideurs de la société, ce ne sont pas tous des élus, même si dans bien des cas élus et détenteurs du pouvoir économique vont de paire.
    L’alternance étant passée par là, au niveau des élus ma critique est à mettre à l’actif de tendances opposées.
    Le mot culpabiliser ne me gène pas. Quand on suggère un comportement, cela culpabilise je pense ceux qui n’y souscrivent pas.
    Néanmoins concernant mes préférences pour un modèle de société mon cœur est à gauche.

  2. J. REVY le 26 avril 2009 à 18:51

    L’objectif d’une association comme la notre est de faire avancer ses idées dans la société et les faire partager par le plus grand nombre, mais pas de culpabiliser les gens.
    A mon avis il ne faut pas confondre le combat politique et le combat associatif, les deux sont légitimes mais les objectifs sont différents et les stratégies ne sont pas forcément les mêmes. Je pense que pour peser véritablement face aux hommes politiques une association doit avoir un certain poids et des relais dans l’opinion, et je serais pour ma part d’abord favorable à un renforcement de l’association avant d’entreprendre éventuellement une démarche plus offensive.
    Mais je vous concède que cette stratégie (qui est sans doute aussi le reflet de mon caractère comme me le faisait remarquer un ami) n’est peut être pas la bonne. On peut la discuter.
    (Ma remarque sur la longueur de votre premier commentaire n’était pas une critique)

  3. BOUILLET Claude le 26 avril 2009 à 15:58

    Certes mon commentaire est long. Cela confirme l’adage selon lequel il est plus long et difficile de bâtir un raisonnement pour convaincre d’un point de vue que de l’imposer en quelques mots sur un ton péremptoire comme savent si bien le faire nos gouvernants, à tous les niveaux de notre démocratie. A commencer chez nous et avec roulement des épaules, par le premier d’entre eux.
    Il est vrai que dans une société où l’on vit au pas de course, il est plus facile de gober des slogans ou des idées toutes faites, que de perdre du temps à la réflexion.
    Mon commentaire avait pour objectif (sans doute pas atteint) d’attirer modestement l’attention sur le fait qu’il ne suffit pas dans l’action citoyenne de culpabiliser tout un chacun sur son comportement contraire au bon sens citoyen mais qu’il faut aussi s’attaquer aux racines du mal et à ceux qui en sont souvent responsables en créant des situations favorables à ce comportement. En clair, il ne suffit pas d’atténuer les maux de la société en les soignant mais il faut aussi combattre chacun de ces maux par la racine.
    Aujourd’hui la tendance est plus à culpabiliser les mauvais citoyens qui empoisonnent l’atmosphère par leurs déplacements en véhicules polluants que de s’en prendre aux décideurs qui créent les conditions du déplacement obligatoire. Cela est vrai également dans biens d’autres secteurs de notre environnement. Je pourrai en évoquer quelques exemples comme celui des déchets, mais ce serait encore bien long !
    Alors, en plus d’inciter au comportement citoyen l’ensemble de la communauté, le rôle d’associations citoyennes ne serait-il pas aussi d’interpeller sans complaisance les décideurs responsables de ce comportement ?

  4. Jacques REVY le 23 avril 2009 à 21:03

    Commentaire un peu long dans lequel vous abordez de nombreux problèmes intéressants.
    Il nous apparaît aujourd’hui qu’il devient nécessaire de réduire les déplacements automobile (problèmes de ressources énergétique et production de gaz à effet de serre) cette modification de nos habitudes aura sans doute une incidence sur notre mode de vie, et nous conduira plus largement à repenser la ville et la manière d’y vivre.
    Les déplacements doux sont un élément de réponse (incomplet et insuffisant), il faudrait également travailler, comme vous le soulignez, sur les emplacements des commerces et des logements, repenser les modes de travail (développer le travail à distance), donner aux gens de nouveaux repères en matière de déplacement. Ce travail et cette prise de conscience se feront progressivement et petit à petit.
    Par quels mécanismes se mettront en place ces changements ? Sans doute pas par des décisions autoritaires, dans nos sociétés actuelles, les modifications dans un secteur de la société ont une incidence sur d’autres domaines (souvent des incidences imprévues qu’il n’est pas possible d’anticiper). Par ailleurs, de nombreux acteurs interviennent dans le débat public, avec plus ou moins de ressources, mais aucun d’eux n’a le pouvoir de décider seul, les décisions sont toujours le fruit de compromis passés en général avec ceux qui ont le plus de poids. Pour résoudre les nouveaux problèmes engendrés par les décisions prises, un processus de négociation permanente se met alors en place.
    Nous retrouvons également ce mode de fonctionnement par exemple au niveau de la communauté européenne.

    A Venelles, nous savons que nos élus ne sont pas des militants écologistes, et ils ne sont sans doutes pas prêts aujourd’hui à modifier leurs comportements. C’est vrai également que l’opinion publique – l’opinion citoyenne relayée par les associations – a peu de poids dans notre commune. Il faut sans doute travailler à modifier ce rapport de forces et ne pas se décourager.

  5. BOUILLET Claude le 22 avril 2009 à 20:18

    Mon commentaire est long, ce qui explique le temps qu’il m’a fallut pour le rédiger. En essayant, mais c’est difficile de ne pas faire dans la polémique.
    Il est intéressant ce film où alternent des aménagements de qualité pour se rendre au parc municipal y faire du sport ou se promener, des cheminements piétons tout nouvellement créés dans le centre ville et des embûches de toutes sortes qui font du simple déplacement du piéton propulsant une poussette d’enfant un véritable parcours d’obstacles. Des embûches ? Il y en a bien d’autres encore, non exposées dans ce film. Les unes ou les autres seraient souvent faciles à éliminer.
    Qu’importe, comme beaucoup de Venellois j’apprécie les aménagements récents réalisés sur la commune.
    Pourtant, n’y a-t-il pas d’autres manières d’aborder un grave problème de notre société ?
    Et si à la différence d’opposer selon la méthode manichéenne le déplacement doux à celui bruyant et polluant du déplacement en véhicule mu par un moteur à explosion, on réfléchissait à d’autres orientations ? Par exemple inciter les décideurs de notre société à inverser leur propension à tout fonder sur le déplacement long obligatoire pour accomplir des besoins essentiels à la vie courante. L’expression citoyenne peut aussi intervenir dans ce sens là
    Et si ces décideurs pensaient l’aménagement urbain autrement qu’en créant des zones de concentrations commerciales et de services excentrés obligeant les clients et usagers aux déplacements de longues distances ?
    Ne nous y trompons pas les premiers décideurs responsables sont les élus au pouvoir, en organisant et participant au nom de la collectivité territoriale à l’aménagement de ces concentrations commerciales. Souvent même ils investissent sur leurs fonds propres dans ces réalisations, mêlant ainsi l’intérêt particulier à l’intérêt général. L’utilisation d’un prête-nom ou du nom du conjoint les met à l’abri d’une accusation de prise illégale d’intérêt.
    Nous avons ainsi vécu à Venelles l’évolution d’une zone qualifiée à sa création de Zone Industrielle, devenue au fil du temps zone commerciale avec l’encouragement et l’implication municipale dans cette évolution. Cela a eu pour principale conséquence la désertification de commerces dans le centre urbain, entraînant dans leur mouvement le déplacement de cabinets médicaux, de centre d’analyse et autre imagerie médicale tous aussi nécessaires aux Venellois.
    Sans être un pays montagneux notre basse Provence bénéficie du charme d’un relief. Cela la rend différente des plats pays que sont les Pays Bas où la bicyclette est reine, différente aussi de l’île de Ré où le vélo a toute sa place. Ce charme de notre Provence a aussi ses revers : ses voies de circulation sont souvent en pente.
    Alors prenons en compte la spécificité du pays Provençal !
    Une autre spécificité plus générale est à prendre en considération : Les progrès de la médecine font vivre les gens plus longtemps, nous disent les statisticiens. La moyenne d’âge augmente. C’est sans doute tant mieux (sauf pour le financement des retraites), mais la population vieillit et cela est encore plus vrai à Venelles où le foncier rare et cher laisse guère de place aux jeunes générations. Qui dit âge avancé dit aussi altération des aptitudes physiques, car les progrès de la médecine n’ont pas tout résolu en la matière. On imagine mal les nombreux Venellois dont les chevelures blanchissantes rehaussent la moyenne d’âge de la population locale, se mouvoir en vélo (et même à pied) rue de l’Agnel ou rue des écoles ou même en d’autres pentes.
    Cela devrait faire réfléchir les partisans de la petite reine ou des chaussures de marche. Un jour, s’ils goûtent encore aux joies du vélo, ils se verront dans l’obligation de remiser leur outil de déplacement et de loisir. Ils auront quand même besoin de s’alimenter, d’acheter leur boite d’allumettes, leur produit de première hygiène etc. Et, l’âge les y obligeant, ils auront plus encore besoin de solliciter le secteur médical.
    La zone d’activité autour du passage à niveau n’est pas saturée et d’autres réalisations y verront le jour (avec déplacement en d’autres lieux des derniers industriels qui tireront profit de la valorisation créée par l’évolution de la zone sur un foncier qu’ils occupent devenu sans rapport avec leur activité).
    Bien entendu les concepteurs de ces réalisations ont pensé à tout et en particulier à l’indispensable pour la prospérité commerciale des établissements qui s’y installent. Ils ont créé les parkings, sans lesquels tout aurait été fiasco ! Alors s’il est très facile de s’y rendre en automobile et de s’y garer, pour les vélos c’est le parcours de tous les dangers ! Quant aux piétons, ces déplacements sont à rapprocher d’un sport extrême et à hauts risques !
    Même si le cheminement vers ces lieux était aménagé pour le déplacement doux, les personnes d’un certain âge qui ne font plus de vélo ou de randonnée et ont abandonné leur automobile n’ont plus qu’à trouver d’autres solutions. Pour leurs analyses ou imageries médicales ils feront travailler les taxis (s’ils en ont les moyens). Mais rassurons nous, pour les commerces courants nos élus créent des services de transport collectif au frais du contribuable.
    Soyons encore rassurés, ces élus (majorité et opposition confondues) préconisent d’une même voix l’implantation d’un accueil « médicalisé » pour les personnes empêchées à cause des services devenus inaccessibles, de se fixer à leur domicile. Dans ces structures d’accueil il n’est plus besoin de se déplacer : le gîte, le couvert et les soins leur sont offerts. Offerts ? S’ils ont les revenus suffisant pour se payer cet accueil. Cette condition étant indispensable à la fructification des capitaux des actionnaires qui auront investi dans les sociétés gestionnaires de ces structures. Les élus décideurs pourront aussi y investir!
    Enfin pour élargir le problème, il n’y a pas que l’âge qui handicape. Certains individus, de plus jeunes générations peuvent aussi avoir des difficultés à ce mouvoir sur de longues distances en vélo ou à pied.
    .

  6. Fanny le 15 avril 2009 à 9:23

    Excellente vidéo.
    Sans polémique, simplement un constat.
    Des réactions en « haut lieu » ?

  7. 13770 le 13 avril 2009 à 21:46

    Avenue de la Grande Bégude… la circulation à vélo n’est pas difficile mais dangereuse !