La stratégie de l’Agenda 21 de Venelles

13 mai 2011 par J. REVY | 10 Commentaires | 1 010 vues

Jeudi soir a été présenté au groupe de pilotage la stratégie de l’Agenda 21 de notre commune validée par les élus.

Cette stratégie intègre les principes généraux du développement durable ainsi que les enjeux spécifiques de notre commune. Elle se compose de quatre axes principaux et de onze objectifs qui sont les suivants :


Axe n°1 : Préservation et gestion des espaces naturels
Objectif 1 : Protéger et valoriser les patrimoines naturels et bâtis
Objectif 2 : Préserver la qualité des sols et de l’eau
Objectif 3 : maintenir et développer l’agriculture venelloise

Axe n°2 : Energies et changement climatique
Objectif 4 : Diminuer les consommations d’énergie
Objectif 5 : Développer l’utilisation des énergies renouvelables
Objectif 6 : Réduire la place de la voiture dans les déplacements

Axe n°3 : Réponse au défi démographique
Objectif 7 : Proposer une offre de logements pour répondre aux besoins tout en conservant les espaces naturels.
Objectifs 8 : favoriser l’installation de jeunes couples à Venelles
Objectif 9 : Prendre en compte le vieillissement de la population

Axe n° 4 : Santé, bien-être et prise en compte des handicaps
Objectif 10 : Améliorer la qualité de l’air
Objectif 11 : Impliquer les personnes handicapées et / ou à mobilité réduite dans la ville et adapter la ville à leur vie quotidienne

La discussion a porté sur :
L’objectif de l’Agenda 21 étant de faire entrer la commune dans le développement durable, il est nécessaire de convaincre et d’associer les gens aux projets afin qu’ils modifient ensuite leurs comportements (Penser global et agir local). Ce point qui avait été abordé au cours des réunions précédentes n’a pas été retenu dans les enjeux par les élus. Cet aspect sera de toute façon pris en compte au niveau de l’évaluation.
Le CIQ souhaite que tous les projets mis en oeuvre à Venelles (par exemple le projet en cours d’aménagement devant l’église) soit analysés suivant cette grille et qu’un affichage sur le chantier en informe les venellois, cette démarche contribuerait à rendre plus visible le développement durable dans la commune.
Le 28 mai prochain sera organisé une rencontre avec tous les venellois afin de proposer des projets concrets pour mettre en oeuvre cette stratégie.
L’association AVEC, qui participera à cette rencontre, souhaite être associée ensuite au déroulement des différents projets et à leur évaluation. Ce qui n’avait pas été fait lors des derniers Grenelle. (nous rappelons nos propositions d’indicateurs faites en 2009)

Une prochaine réunion sur l’évaluation est programmée le 29 juin prochain à 16 heures.

Assistaient à la réunion : Élus : J.P. SAEZ, R. CHARDON, A. QUARANTA, J.P. BABULEAU, E. PLANTIER, A. FABIANI, M. GRANIER, M.P. PEYROU, C. CLAVEL, C. CAILLAUD
Associations : G. ABEL, (AVE) P. MICHAILLE (CIQ), J. REVY (AVEC)
Services municipaux : S. BALLIVET, D. COSTY, C. BIANCOTTO, M. BARRIGUIAN
Bureau d’étude : A. CHAMARET,

10 Réponses pour “ La stratégie de l’Agenda 21 de Venelles ”

  1. Maurice le 22 mai 2011 à 21:21

    Merci à Claude de plaider pour la persévérance, dommage Philippe de plaider le découragement et le désengagement. Pourquoi abandonner le terrain aussi facilement ?
    Certains se fatiguent, mais d’autres s’acharnent : respectons les et remercions les pour leur persévérance qui portera un jour ses fruits, j’en suis sur.

  2. Claude bouillet le 21 mai 2011 à 0:19

    Bien sûr J. REVY un long parcours est à accomplir pour parvenir à la « nouvelle gouvernance ». Il faut tenir bon! Cette appellation introduit la notion de « gouverner » autrement que par le passé et laisse supposer que la gestion du passé avait besoin d’un remodelage. Acceptons en donc la gageure et encourageons tous les partenaires dans ce sens. Le fait d’en parler est déjà un grand pas d’accompli. A présent il faut avancer et à en juger par les comptes rendus de certaines séances avec les décideurs c’est loin d’être gagné! Pourtant les termes -nouvelle gouvernance- viennent d’eux !
    Une certaine expérience dans la gestion de la cité me fait dire que quand ça traînasse il faut aiguillonner un peu les acteurs impliqués . Mais peut-être que la force citoyenne associative est insuffisante pour faire bouger les choses ?

  3. J. REVY le 20 mai 2011 à 16:12

    Vous avez raison de souligner que la mise en place de la démocratie participative – nouvelle gouvernance – suivant l’appellation venelloise est très difficile à mettre en œuvre. Elle implique un changement en profondeur des comportements et des habitudes. C’est difficile pour élus majoritaires, qui veulent mettent en place leur programme et pour qui cette concertation est souvent une perte de temps, c’est difficile pour les fonctionnaires municipaux, qui sont en général très centrés sur leur travail, c’est aussi difficile pour les associations, dont les membres ne comprennent pas toujours le positionnement.
    Je pense pour ma part que la démocratie participative se construira dans la durée, je crois davantage au dialogue, à la force de conviction, à la mise en place de règles communes et d’indicateurs, qu’à la contrainte pour faire avancer cette idée.

  4. Claude bouillet le 19 mai 2011 à 23:22

    Pour poursuivre mon précédent commentaire, il est vrai Patrick que la démocratie participative ne s’établira pas du jour au lendemain. Cependant ne nous berçons pas d’illusion, elle ne s’établira pas non plus spontanément par des décideurs qui craignent trop (à tord) de voir égratigner leurs prérogatives décisionnaires. La réponse du président de séance en est bien la signification: refus catégorique « Il n’en est pas question ». Alors pour aller (lentement ?) vers cette démocratie participative peut-être que les associations citoyennes devraient à leur manière et sans agressivité affirmer leur détermination dans la citoyenneté. Peut-être devraient_elles évoquer l’idée que la « nouvelle gouvernance » ce n’est pas que deux mots, mais pourrait aussi se concrétiser par des actes. D’ailleurs, j’aimerais que l’on me donne la définition de « nouvelle gouvernance ». J’en ai ma propre idée, mais il est fort probable qu’elle soit différente selon là où l’on se situe. Je conclurai en reprenant la devise de Philippe : « Penser global, Agir local » !

  5. Claude bouillet le 19 mai 2011 à 16:06

    Je rejoins l’avis de Philippe. Certes, pratiquer la chaise vide serait à mon sens une erreur à ne pas commettre. Pour autant les dispositifs associatifs à caractère citoyen doivent-ils cautionner par leur présence toutes les initiatives des décideurs tout en exprimant leurs vœux sur un blog, ou des réticences de circonstance ? Je pense alors que ces dispositifs perdraient leur âme citoyenne. Il me semble que nous sommes assez proches de cette situation.
    Il appartient aussi aux décideurs de donner des gages de leur esprit de concertation pour ne pas simplement « paraître ».
    Comme l’écrit Philippe dans son premier commentaire: regardons l’action des associations depuis les deux dernières rencontres !

  6. Patrick le 16 mai 2011 à 22:32

    Ne nous faisons pas trop d’illusions sur notre capacité à influencer les décisions de la municipalité, surtout sur des sujets aussi consensuels – tant qu’ils restent au niveau des bonnes intentions… Penser global et agir local, j’ai suggéré en séance d’ajouter la dimension du temps : penser durable, agir maintenant (sur les projets en cours : l’aménagement de l’allée du parc, le projet GiFi-LidL sur l’emplacement d’IVECO, par exemple)! Refus catégorique du président de séance: « Il n’en est pas question, ça va nous coûter trop cher et nous prendre trop de temps ! N’êtes vous pas satisfaits d’être associés aux travaux sur la salle de spectacle ? » A une autre époque, on parlait du sexe des anges, maintenant de nouvelle gouvernance… Mais il est vrai que les associations ont été demandeur de ce dialogue, la démocratie participative ne s’établira pas du jour au lendemain, et surtout pas sans participation !

  7. Philippe le 16 mai 2011 à 9:01

    Il n’est pas question de pratiquer la chaise vide , mais d’analyser objectivement la situation et de ne pas apporter une caution sans réserve à la stratégie actuelle qui manque de cohérence et ne donne pas une information satisfaisante sur le pilotage des actions à court terme. Penser global, Agir local ! ! !
    Philippe

  8. 13770 le 16 mai 2011 à 8:02

    Philippe voudrait-il que les associations, parce qu’elles ne sont pas complètement satisfaites des résultats, pratiquent la politique de la chaise vide et ne participent plus aux réunions de concertation avec les autorités municipales ?

    Le général de Gaulle a pratiqué cette méthode en son temps… mais la situation était différente, son action bloquait le système alors qu’à Venelles les associations perdraient seulement toute occasion d’intervenir et d’influencer les actions de la municipalité.

  9. J. REVY le 15 mai 2011 à 15:16

    L’agenda 21 est un outil qui permet l’élaboration d’un projet de territoire répondant aux principes du développement durable. De nombreuses collectivités, en France comme à l’étranger ont adopté cette démarche.
     Il doit permettre de : 
    - Répondre aux besoins essentiels des habitants les plus démunis (logement, alimentation, santé, éducation, culture…), 
    - Renforcer la cohésion sociale et la solidarité entre les personnes et entre les territoires, 
    - Lutter contre le changement climatique, 
    - Préserver la biodiversité et préserver les ressources naturelles (eau, sol, ..), 
    - Inventer de nouveaux modes de développement, plus responsables.
    Voir les questions sur l’agenda 21.
    Un agenda 21 comporte les étapes suivantes :
    - Un diagnostic partagé du territoire
    - La définition d’une stratégie locale de développement durable – quelles sont les priorités de la commune (c’était l’objet de la dernière réunion).
    - La définition et la mise en place d’un programme d’action (ce sera l’objet de la rencontre du 28 mai).

    Une fois franchies ces étapes, on entre alors dans la phase de mise en œuvre de l’agenda 21, qui en théorie n’est jamais terminée (cf. Principe de l’amélioration continue et de l’adaptation au contexte changeant).

    Notre association est effectivement engagée dans ce projet car nous pensons que cette méthode est la bonne pour notre commune et nous veillerons à ce que cette démarche soit conduite jusqu’à son terme.

  10. Philippe le 14 mai 2011 à 22:53

    La devise Pensée Globale -Agir Local.
    Si nous regardons l’action des associations depuis les deux dernières rencontres , elle est pratiquement inexistante . Ces réunions me semblent être pure illusion et n’apporter aucune plus value dans l’analyse des orientations conduites par nos décideurs.
    Je suis très surpris de voir le Président de AVEC cautionner encore ces manifestations Comme il le dit très justement, les propositions sur les indicateurs faites en 2009 sont restées lettre mortes.
    A quoi bon dans ces conditions perdre son temps dans ces rencontres.
    La première chose à faire serait de changer la méthologie mais nos élus ne semblent être présents que pour le »paraitre ».