L’assemblée générale du CIQ

27 janvier 2009 par J. REVY | 4 Commentaires | 943 vues

Hier soir à la salle des Logissons, le CIQ tenait son assemblée générale. Cette réunion était l’occasion de faire un bilan pour 2008 des activités du CIQ.

En préambule, sa présidente S. LAMOUROUX rappelle que le CIQ est une association agréé par la préfecture depuis le 9 avril 2008 au titre des AAPE (Association Agréée pour la Protection de l’Environnement). Cet agrément lui permet maintenant d’être consulté de manière systématique sur certains dossiers.

Les points suivants sont ensuite abordés :

Présentation du nouveau site INTERNET, réalisé par C. DESPRES.

  • Rappel des principaux points du livre blanc qui a été soumis en début d’année aux candidats à l’élection municipale. Un premier « point de suivi » a été fait avec la municipalité actuelle mi 2008, un nouveau rendez-vous doit être pris dans le cadre de la nouvelle gouvernance.
  • Antennes relais : Le CIQ a été alerté par une famille située à proximité d’une antenne relai implantée à proximité de chez elle. L’association a pris contact avec la municipalité qui doit prochainement mettre en place un groupe de travail pour définir une règlementation communale.
  • Le PLU : présentation du dossier, le CIQ estime que la croissance de population envisagée à l’horizon 2015 : 10 500 habitants est élevée, il regrette également que le bois de la Bosque n’ait pas été inclus en zone N (zone naturelle à préserver) alors que, pour des raisons de continuité, il est inclus dans une zone AU2 (zone pouvant être urbanisée), Le CIQ craint que dans ces conditions, le bois puisse être traversé par une une voie d’accès reliant le quartier des Faurys à la nouvelle zone à urbanisée située à l’ouest du bois. A Quaranta et J.P. Babuleau, représentants la municipalité, précisent que la population à l’horizon 2014 (fin du mandat actuel) sera limitée à 9 500 habitants et que l’équipe municipale actuelle s’opposera à toute voie traversant le bois de la Bosque.
  • Transports collectifs : Le CIQ a rencontré les représentants de la CPA, et a proposé plusieurs pistes d’amélioration. Une commission sur les déplacements doux existe également à Venelles, et une commission sur les transports collectifs doit être mise en place prochainement dans notre commune.
  • La nouvelle gouvernance. Un groupe de travail a été mis en place par la municipalité et tente d’instaurer un nouveau type de relation entre élus, services municipaux, associations, et citoyens.

Les questions du public ont ensuite porté sur les antennes relais, les transports, le PLU, la sécurité des piétons.
Le CIQ envisage la création de correspondants de quartiers (une dizaine sur la commune) qui auraient pour fonction de faire remonter les problèmes des quartiers au CIQ. Plusieurs personnes se sont portées candidats.
Approbation des comptes 2008 et du projet de budget 2009.
Le bureau animé par madame LAMOUROUX est reconduit dans ses fonctions.

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4 Réponses pour “ L’assemblée générale du CIQ ”

  1. Les membres du CA du CIQ de Venelles le 28 janvier 2009 à 18:51

    « Félicitations à Jacques Révy pour sa rapidité à écrire. Nous avons terminé notre assemblée générale lundi aux environs de 21 heures et le mardi matin nous avions déjà sa prose en ligne, il faut le faire !

    Nous tenons cependant à préciser que le compte-rendu de Jacques Révy ne constitue en aucun cas le compte-rendu officiel de notre Assemblée Générale. Il diffère en ce sens qu’il n’a pas reçu l’approbation du Conseil d’Administration du CIQ et il présente des erreurs ou des imprécisions que nous corrigeons bien volontiers ci-après :

    A propos du Livre Blanc : le suivi du livre blanc ne rentre pas dans le cadre de la nouvelle gouvernance mais dans l’organisation même du CIQ et ceci même si le Maire fait preuve de gouvernance en acceptant d’y répondre.

    A propos du PLU : nous ne nous sommes pas contentés de citer des problèmes de démographie ou du zonage du Bois de la Bosque. Nous avons rappelé l’historique de l’élaboration et de la concertation de ce PLU. Nous avons fait part de nos observations en tant que « personne associée », etc.

    A propos des transports : le CIQ a rencontré à la veille des élections les représentants de la CPA « à leur demande ».

    A propos de l’aire d’accueil des gens du voyage : il n’a jamais été dit que « le Conseil Communautaire avait décidé d’implanter au Puy Ste Réparade l’aire d’accueil envisagée au départ à Venelles ». Monsieur Alain Quaranta, présent à cette Assemblée, a bien précisé que des négociations étaient en cours et que rien n’était arrêté définitivement. Dans cette période de discussion, chacun s’est engagé à la discrétion.

    A propos de la LGV PACA : se contenter de dire que le tracé sud a la préférence des élus c’est entretenir une confusion entre le tracé des métropoles du Sud et le tracé Sud Arbois. Actuellement, nous sommes sur un débat autour du tracé Sud Arbois.

    Les membres du Conseil d’Administration du CIQ invitent les adhérents et les Venellois à prendre connaissance de la retransmission vidéo intégrale de l’Assemblée Générale ainsi que du compte-rendu sur le site du CIQ http://ciqdevenelles.free.fr/?p=104 .

    Si Monsieur Jacques Révy pouvait prendre nos remarques et corrections en compte dans son compte rendu, le CIQ lui en saurait gré.

    Les membres du Conseil d’Administration du CIQ de Venelles.

  2. Venellois le 27 janvier 2009 à 17:18

    Ce qu’expose D.Despez se justifie pleinement, il y a là une vision dynamique, et non statique des choses, un refus du statu quo qui n’aboutit, à terme, qu’à un rabougrissement des capacités de la commune et à son appauvrissement. Les résultats comptables montrent que Venelles est sur une mauvaise pente : vouloir à tous prix conserver la commune en l’état, la mettre sous cloche, loin de la préserver, la conduit lentement, mais inexorablement à sa perte.
    Quant au PLU, il ne fait preuve ni d’audace, encore moins de clairvoyance et de prospective sur le Venelles à l’horizon 2030/2050, et pourtant il y aurait eu de quoi faire pour redéfinir un vrai périmètre de la ZI, compatible avec les infra structures routières et autoroutières existantes, récupérer les terrains libérés par l’actuelle ZI, et urbaniser de façon à donner une vrai continuité à l’habitat, limitant ainsi le mitage … et le tout en concertaion avec les communes limitrophes.

  3. J. REVY le 27 janvier 2009 à 17:07

    Position courageuse de Didier DESPREZ sur un sujet difficile. Le débat sur le nombre d’habitant dans notre commune ne se résume en effet pas à protéger notre cadre de vie. Peut-on admettre le renchérissement actuel des terrains, qui profite certes aux propriétaire, mais qui pénalise les jeunes à la recherche d’un logement ? L’évolution de Venelles est également lié à l’évolution de notre région et de la CPA et il sera difficile de faire cavalier seul, enfin de PLU est un projet, en vue d’organiser l’avenir de notre commune mais quelle sera finalement la réalité ? C’est la raison pour laquelle nous avons proposé de mettre en place, un suivi annuel du PLU avec notamment une estimation du nombre d’habitant, du nombre de logements sociaux, de l’étalement urbain.

  4. didier Desprez le 27 janvier 2009 à 16:02

    Je voudrais réagir sur la position du CIQ qui est également celle de la Municipalité en place
    (peut être même de l’opposition) et finalement de la majorité des Venellois (enfin je crois)
    qui estime que la croissance de la population envisagée à l’horizon 2015 ( 10500 habitants)
    est trop élévée.

    Je vais sans doute en choquer plus d’un (j’ai longuement hésité avant d’écrire ce
    commentaire), mais l’ enjeu mérite que le débat soit ouvert, qui plus est à quelques semaines
    de l’adoption du PLU et en dehors de toutes échéances électorales.

    Avant toute chose, je pense qu’il faut bien différencier les deux notions que sont le nombre
    maxi d’habitants souhaité et la vitesse (la pente),la façon avec laquelle on veut
    l’atteindre.

    Sur le nombre maxi d’habitants sur VENELLES, 10500 me semble tout à fait raisonnable et je le
    dis sans langue de bois nous pourrions monter au delà, notre territoire le permettrait:
    Fondamentalement je trouve inadmissible actuellement dans notre société dite moderne de payer
    300 voire 450 k€ les 1000m2 de terrain (dont nous ne manquons pas), de s’endetter sur 30 ans
    voire plus (bientôt les enfants auront la chance d’hériter des dettes de leurs parents!) pour
    pouvoir simplement se loger et je ne parle pas ici de logements sociaux: la loi du marché a
    montré recemment ses limites, nous allons dans le mur et s’enfermer dans notre bulle, dans le
    petit confort de notre petit village parce que, NOUS, nous avons eu encore la chance de nous
    loger est égoiste, suicidaire et finalement irresponsable. Et il est à mon avis un peu facile
    de toujours brandir et de mettre à toutes les sauces la protection de l’environnement,des
    forêts,de l’agriculture et des agriculteurs ( dont je respecte profondement le travail) et
    maintenant le Développement Durable pour finalement, avec une certaine hypocrisie, protéger
    son petit chez soi et son propre bien être.

    Ceci étant écrit, bien évidemment je pense que la protection de l’environnement, des
    ressources naturelles, du patrimoine doivent être des éléments à prendre en compte dans
    toute évolution, tout projet, tout aménagement du territoire et j’en arrive à la deuxième
    notion : la vitesse , la pente , la dynamique et finalement la façon d’atteindre,de façon
    maîtrisée, l’objectif que l’on s’est fixé.Je rappelerai ici ce que j’écrivais en 2006:
    « l’étalement urbain est un cancer de l’agglomération Aix-Marseille. Plus en Provence
    qu’ailleurs, le mitage des espaces naturels a profondément marqué notre paysage au cours des
    dernières décennies et,malheureusement, face aux pressions conjuguées des propriétaires
    fonciers et à l’expansion démographique cet étalement pourrait même encore gagner du terrain
    dans certains secteurs. Et pourtant, « l’étalement urbain, çà coûte.. « , un coût à la fois
    financier, social et environnemental. Alors pourquoi pas des villages (ou des quartiers)
    nouveaux (2000 à 3000 hab) intégrant les impératifs du développement durable et permettant
    d’offrir à nos enfants des logements à des prix raisonnables? L’idée n’est pas nouvelle, D.
    STRAUSS-KAHN s’est même déclaré favorable à ce type de solutions. »

    Je l’avoue, je suis assez fana de ce type de projet: nous avons assez d’expérience pour ne pas
    reproduire les villes nouvelles de la région parisienne et assez d’intelligence pour
    construire un environnement cohérent, durable et fonctionnel avec des services de qualité : il
    faut simplement être un peu visionnaire et avoir un peu de courage politique.

    Pour terminer de façon brutale, je pense que les évolutions prévues dans le PLU ne
    répondent pas à ce cahier des charges, bien au contraire : elles vont encore plus étaler notre
    territoire qui, plus est, sur des terrains au profil torturé et j’avoue, sans honte, qu’une
    urbanisation maîtrisé au delà de l’autoroute dans le prolongement du futur quartier des
    Michelons et en continuité avec le parc des sports et ses futures aménagements ne m’aurait
    pas choqué.

    Le débat est ouvert

    D DESPREZ